Premier contact avec la photographie
Par Claude Brazeau.
Quel fut votre premier contact avec la photographie? C’est-à-dire : qu’est-ce qui vous a, en premier lieu, attiré vers la photo?
Est-ce une image particulière dans un livre ou un magazine? Est-ce un appareil photo reçu en cadeau ou bien un ami photographe passionné? Le sujet a été soulevé lors d’une discussion avec un ami : aujourd’hui, l’intérêt envers la photographie passe beaucoup par l’appareil et non l’image. Pourquoi ?
Mon premier contact avec la photographie n’a rien de particulier : mon frère collectionnait des livres sur la deuxième guerre mondiale et j’aimais bien les regarder en cachette. Pas pour les images dégradantes de scènes de tuerie qu’on y voyait (images qui ont probablement un rôle à jouer dans le fait que je suis devenu un pacifiste), mais pour le questionnement du point de vue du photographe. Comment quelqu’un peut-il être témoin de telles scènes en tant que technicien? Je comprends aujourd’hui l’importance de tels témoignages, mais je me suis toujours questionné sur la personne qui prenait ces photos. Aurais-je pu faire la même chose? Était-ce un choix ou un simple travail commandé par l’armée?
Je ne me questionnais pas sur l’équipement utilisé, cela m’était d’aucune importance : seul le message comptait. Ces photos ont déclenché chez-moi un besoin d’en savoir plus, un besoin de savoir si je pouvais aussi faire des images d’une telle puissance. Évidemment, je me suis tourné vers un sujet plus pacifique, mes premières photos étant des photos de nature. J’ai dû attendre des années avant de pouvoir mettre la main sur un «vrai» appareil photo, un Canon AE-1 tout manuel doté d’un 50mm. J’étais très fier de cet appareil, pas parce que c’était un appareil de marque connue ou que tel ou tel photographe utilisait le même, mais bien parce qu’il me permettait de pouvoir enfin mettre mes idées en image. Mes premières photos étaient très blêmes en comparaison de tout ce qui m’avait influencé, mais au moins j’avais l’impression que j’allais quelque part.
Lorsque je donne des ateliers ou rencontre des membres de clubs photo, ou même des professionnels, la question qui revient le plus souvent est : quelle marque d’appareil photo utilises-tu? Au début, ça me frustrait un peu qu’on me demande la marque de mes «outils» plutôt que de me poser des questions sur mon cheminement ou mes images. Je me suis donc demandé : pourquoi l’appareil et ses accessoires sont-ils devenus si importants ?
Je n’ai pas la prétention de connaitre la vraie réponse, mais je crois bien que le marché actuel en est la cause. Les grosses marques ont changé leur fusil d’épaule et visent maintenant M. et Mme Tout-le-Monde et leur publicité le reflète bien. On vend les appareils photo comme on vend des autos ou des lames de rasoir. Le premier contact avec la photographie se fait donc par l’entremise de l’appareil et non de l’image. Ces publicités mettent l’importance sur l’outil plutôt que sur ce qui est vraiment important.
Beaucoup de gens sont évidemment vraiment intéressés par la technologie et c’est tant mieux. Ces photographes/techniciens nous aident à mieux comprendre les changements rapides dans l’industrie actuelle. Ils contribuent aussi au développement dans le marché, car les compagnies ne chercheraient pas autant à se dépasser les unes les autres si le bassin d’acheteurs se limitait à une poignée de pros.
Je reprends confiance lorsque je vois des photographes qui ignorent totalement le marché présent et ses offres alléchantes et utilisent ce qui les sert le mieux dans leur travail ou leur créativité. J’aime voir un pro utiliser son iPhone ou une vieille Holga à moitié recouverte de duct tape. J’ai récemment rencontré un photographe de mariage qui avait un Nikon F3 au cou et se foutait pas mal de mon D3s. Il a bien ri quand je lui ai demandé l’adresse de son site internet. Sa réponse : www.jaipasdordi.com.
Quant à moi, je regarde toujours le travail des grands. Les images qui font rêver et celles qui font réfléchir. Celles qui provoquent des émotions, des réactions immédiates et puissantes. Les reportages sur le séisme en Haïti ou le déversement de pétrole dans le golfe. Des images qui nous aident à grandir.
Mais j’aime aussi regarder les nouveaux appareils offerts sur le marché. Ceux qui nous aident à mieux faire notre travail. Je dois évidemment penser au budget avant de m’en procurer un, mais je réussis toujours à trouver l’excuse.
Difficile de juger…
Quel fut votre premier contact avec la photographie ? J’attends vos réponses.

J’étais jeune adolescente et je posais mes voisines avec un drap en arrière d’elle, accroché dans le fond du corridor chez mes parents.
Ce qui était drôle c’est que je n’avais qu’une 35mm, même pas d’objectif, donc j’étais moi-même le zoom et on voit toujours où le drap finissait.
J’essaie d’un peu mieux cadrer maintenant, je devais avoir 11-12 ans :)
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Posted by Nat | 25. Aug, 2010, 8:50 pmMon premier contact était ma mère lors de mon jeune âge. Elle a toujours cet camera donc elle utilisait pour photographier c’est 2 muses (moi et mon frère). Aussitôt que l’école à commencer j’ai perdu tout intérêt a la photos. C’est 3 ans passé alors 20 ans plus tard que le gout est revenu.
Le gout est revenu après avoir vu un ami avec une camera a un concert ….
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Posted by Benjamin | 25. Aug, 2010, 8:51 pmMon premier contact avec la photographie a été dans la chambre noire, quand l’image apparaît comme par miracle dans le bain. J’avais environ 9 ans et mes frères qui en avaient l’un 12 et l’autre 15 avait organisé un laboratoire dans la cave de la maison de mes parents. Je trouvais cela fascinant de voir apparaître les photos, puis de les voir sécher et de voir mes frères les lustrer avec une machine qui me faisait penser a une espèce de « toaster à plat ». Au fur et à mesure, ils m’ont autorisée à développer les films moi aussi et à faire mes propres tirages photos. Le tout était évidemment en noir et blanc.
Lorsque j’ai eu mes enfants, je me suis mise à faire de la photo de famille (de l’instantané comme on dit) et j’ai des quantités de photos de plus ou moins bonne qualité (plutôt moins que plus je dirais). Quand le numérique a fait son apparition, je cherchais un médium qui pouvait remplacer la peinture (ce loisir occupait trop de place dans la maison et trop de mon temps). C’est donc tout naturellement que je me suis remise à la photographie qui m’offrait l’opportunité de continuer à jouer avec les formes et la couleur.
Voici ma petite (mais longue) histoire avec la photographie :O)
PS : Il y a aussi ce livre que je me suis offert en 1989 et qui, chez moi, est toujours à portée de main : MAGNUM – 50 ans de photographies
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Posted by Yanne Le Corre | 25. Aug, 2010, 9:15 pmMon premier contact avec la photographie fut lorsque j’étais plus jeune.
Mon père avait une Nikon argentique semi-automatique. Il m’avait montré une photo qu’il avait fait lors d’un séjour de pêche dans le coin du réservoir Gouin. Un magnifique couché de soleil avec des gens en silhouette. Les couleurs, la scène, le fait que l’on ne voyait pas les gens, que toute l’enface était mit sur le soleil, tout cela me fesait dire “wowww” . Lorsque mon père ne me voyait pas, je regardais attentivement l’appareil photo et je n’osais jamais peser sur un bouton, ni bougé la bague de diaphragme de peur de brisé quelques choses.
C’est par la suite que j’ai pu prendre des cours de photo au secondaire, une dizaine d’années plus tard je pouvais enfin comprendre cette caméra. Comment elle fonctionnait, ce que nous pouvions créé ensemble.
Durant mon cours au secondaire, presque tout mes midis de libre je les passais dans la petite chambre noire de l’école. Je développais à profusion. J’adorais passer mon temps dans cette petite pièce sombre qui fesait apparaître ces photos.
Deux ans plus tard, je déménages à Québec et je suis un cours de photographie professionnelle. Me voila maintenant photographe professionnelle depuis mai dernier. Je suis fière de ce que j’ai accomplie et je remercierais jamais assez les gens qui m’ont supporté dans mon choix de carrière, même si beaucoup disent que c’est difficile. Il ne faut que de la volonté et surtout de la passion.
Au fait , merci Monsieur Brazeau pour cet article. Excellent.
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Posted by Marie-Eve Larente | 25. Aug, 2010, 9:21 pmMerci, de beaux témoignages :-)
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Posted by Claude | 25. Aug, 2010, 11:49 pmMa mère a une photo de moi, alors que je devais avoir environ 2-3 ans, avec un appareil jouet dans le cou. Il faisait des bulles… mais ça c’est pour l’anecdote ! :-)
Mon père était infographiste. Très jeune, je retrouvais des livres de photo de «stock» chez moi et j’ai passé un temps incroyable à les feuilletés. Lorsque j’avais 12-13 ans, nous avons construit un sténopé dans le cadre d’un cours et nous devions calculer la distance focale, le temps d’exposition approximatif et ce avec seulement des calculs. Beaucoup d’essais/erreurs desquels, étrangement, j’ai réussi à tirer l’idée de ce qu’était une image qui a des problèmes d’expositions ou de développement.
Plusieurs années plus tard, au cégep alors que j’étudiais en cinéma, j’ai suivi un cours de photographie argentique et j’ai tout de suite apprécier la chambre noire: j’ai passé je ne sais plus combien d’heures sur ma première photo pour laquelle j’ai eu une note de 100 % (seulement pour le développement, le sujet ne comptait pas et était plus que banal).
J’ai ensuite acheté mon premier appareil argentique entièrement manuel et, longtemps, j’ai pensé qu’un appareil photo était entièrement manuel. Je n’avais qu’une 50 mm. Je marchais et prenais des photos. De mes amis, autour de chez moi, etc.
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Posted by Sébastien Lavallée | 25. Aug, 2010, 11:56 pmMmmm,
Mon premier contact avec la photographie remonte à mon enfance… au moment où “J’empruntais” l’appareil 110 de mes parents ou le “Kodak” comme ils l’appelaient. Je m’amusais à photographier (bien avant que je travaille à photographier) à peu près n’importe et quand je regarde ça aujourd’hui, j’me dis misère que c’est mal cadré, mais au fond c’est peut-être ça la passion!
Après c’est un prof du secondaire, Michel Turgeon, pour ne pas le nommer… qui a vu je ne sais quoi en moi, mais il a vu juste (peut-être qu’il ne voulais seulement trouver une façon de me calmer parce que j’étais plutôt “turbulent”) mais il m’a dis cette phrase “Si t’écoutais tu serais bon…”.
Après ça c’était décidé… 2 semaine plus tard j,acheter (avec mon argent de poche) mon premier appareil photo “professionnel” un Minolta X-700… que j’ai même utilisé pour mes premiers contrats payants 4 ans plus tard! Disons qu’il s’est payé tout seul… loll
Alors voilà c’est ça mon premier contact avec la photo!
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Posted by Stéphane Larivière | 26. Aug, 2010, 12:01 amMon premier contact avec la photographie était de voir mon père voué une passion autour de ce support. Le mûrissement s’est fait avec le temps tel un fruit qui grandit.
La maturation a duré plus de 10 ans pour arriver à cette passion que je connais aujourd’hui.
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Posted by Philippe | 11. Sep, 2010, 11:43 amMon premier contact sérieux avec la photo pour moi a été au club photo à l’université en 98. Je me rappel très bien les première difficultés de l’époque à tenter d’être créatif quand on ne voit pas les résultats et qu’on comprend mal ce qui se passe.
À l’époque je savais déjà que voulais un appareil numérique mais c’était hors prix. La chambre noir a eu raison de moi. Beaucoup de photographe adore les solutions chimiques avec les recettes magiques mais moi pas dutout. J’ai essayer développement de négatif et agrandissement avec quelques jolies réussites.
Ça a vraiment commencé vers 2004 je crois avec un compact assez cheap qui s’est rapidement fait échanger par un réflex nikon D40 d’entré de gamme et le reste à suivis. Comme un papillon qui suit la lumière j’ai fait mon cours au collège Marsan tout en travaillant en même temps pendant 18 mois. Quel aventure !
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Posted by Alexandre | 11. Jan, 2011, 4:54 pm